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Vivre et Penser comme des porcs

La réflexion se portera sur la spécificité de notre société capitaliste et la mise en évidence des impasses auxquelles le Marché conduit l’humanité.

Disons-le tout net, n’espérons pas beaucoup des chercheurs et des économistes: ils demeurent pour l’essentiel attachés au Marché (l’Opium de notre temps), attachés au paradigme Profit comme indice du Bien-être social et la Croissance comme outil du Bien-être. Pour eux, la seule façon de résoudre le problème de la répartition des richesses est une production toujours plus grande: le Marché capitaliste constitue le Système autorégulateur.

Donc notre débat pour notre avenir est le calcul Coût/Bénéfice de l’Argent ou Approvisionnement de la Société

Comprendre la Société de l’Économie de marché 

Tout d’abord, il n’y a pas de vie sociale sans économie. Si on rend la vie sociale dépendante de l’économie, on invente un « Déterminisme Économique ».

Du moment où on pense légiférer sur l’économie donc organiser sous forme de planification le Marché cela est considéré comme MAL. Mais en fait, le laisser-faire est vraiment la source du MAL.

Le Néolibéralisme pense que le Pouvoir (État) est la source du MAL. En réalité, ce qui est MAL est la démission morale par rapport à la nécessité de la question Politique.

Il y a très souvent une contradiction et c’est normal entre la fonction (Équation) économique et la fonction (Équation) politique de la société. Et au moment qu’il n’y a pas de RÉGULATION des difficultés économiques de la société, cela tend soit vers le Fascisme ou la Révolution.

Cela veut dire que dans une société démocratique où il y a une représentation populaire, il est clair que les membres de cette société refusent d’être traités comme le prix d’une patate qui tend vers ZÉRO. Et si le capitalisme implique que la force du travail n’a plus de valeur, la représentation politique s’opposera: on aura alors une contradiction contre le Système.

Si le système social est bloqué par cette contradiction, soit cela débouchera vers une Révolution sociale, soit vers l’impasse à savoir le Fascisme.

D’ailleurs, c’est tellement VRAI, prenant exemple de MALTE, GRÈCE, ITALIE et aujourd’hui le BRÉSIL.

Les Gens qui prennent au SÉRIEUX l’Idéal démocratique savent qu’à partir du moment où on disjoint la Liberté de la Souveraineté c’est tout simplement qu’on peut nous mener vers des voies dangereuses, très dangereuses.

Rappel, la société de Marché produit institutionnellement de la Rareté, c’est son signe distinctif.

Critique de la mentalité du Marché 

Soyons directs, le Marché est une IDÉE.

Dire que le Marché fonctionne dans une économie, cela veut dire qu’il y a un mécanisme qui permet effectivement que l’Offre et la Demande vont se régler par un processus de PRIX. Ce qui, dans la société, ne fonctionne pas selon ce mécanisme.

La loi Anti-Trust américaine prouve par elle-même qu’on avait conscience qu’entre Réalité et ce Monde du Marché, il y a un tel écart que le Droit est la Main invisible de l’État.

Au fond, le Marché c’est une IDÉE qui veut construire une RÉALITÉ qu’elle prétend ÊTRE. On est arrivés au point que le MARCHÉ est devenu une THÉOLOGIE, une RELIGION.

L’Économie est au service de la société, une pièce du fonctionnement social et non une fin en soi, et ce n’est pas aussi une fin sociale.

L’Économie du Marché est en règle générale le système où le fonctionnement social dépend des mécanismes des Marchés.

Par contre, L’Économie Humaine est en règle générale immergée dans la société, c’est-à-dire que l’Économie est au service de la Société.

Ce qui est nouveau dans la société capitaliste, c’est cette politique qui vise à construire ces Marchés ( Marché de l’emploi, Marché des capitaux, Marché de l’Énergie, Marché des devises, Marché des Matières premières etc …). Tous ces Marchés ne créent que de la RARETÉ. Ceci est totalement contraire à l’économie qui est au service de la société.

L’idée de soumettre d’une façon volontaire et systématique tous les besoins de l’homme aux mécanismes du Marché, c’est un ENCASTREMENT.

Conclusion 

L’ère de la sobriété que nous vivons, nous contraindra à des formes de planification. Souhaitons qu’elles se fassent Démocratiquement et non au hasard des rapports de Forces entre Classes sociales ou entre États.

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