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Toxicomanie: Le projet « Je suis aussi un humain » lancé à Tétouan

Le projet « Je suis aussi un humain » pour la réinsertion sociale des patients souffrant de toxicomanie a été lancé, à Tétouan, à l’initiative de l’Organisation de recherche d’une plateforme commune « Search for common ground ». Ce projet, qui a fait l’objet d’un mémorandum d’entente signé entre le Conseil des jeunes leaders de Tétouan, le conseil communal et la section locale de l’Association nationale de réduction des risques des drogues, ambitionne, à travers une série d’ateliers de formation, de créer les conditions opportunes pour renforcer le développement personnel et pousser les personnes souffrant d’addiction au changement.

Financée par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), cette initiative bénéficie également du soutien de l’Organisation internationale pour les migrations, de l’association féminine Al Amal et du pôle d’accompagnement social du Centre d’addictologie de Tétouan. Ledit projet, qui sera clôturé le 31 décembre prochain, vise un total de 20 patients du Centre d’addictologie de Tétouan.

A l’instar de Tétouan, à Tanger, des milliers de jeunes souffrent également des effets néfastes des drogues dures. C’est la raison pour laquelle, les équipes de la police judiciaire de Tanger démantèlent périodiquement des réseaux de dealers qui commercialisent des drogues dures dans différents quartiers populaires de la ville.

Ces opérations ont lieu tout au long de l’année et portent sur les mêmes objectifs visant l’éradication de ce phénomène. Mais si certaines de ces opérations ont été décisives, d’autres ont été moins brillantes. En général, l’état des lieux est toujours désastreux. On dirait que la police ne fait pas son travail. Et même si les rapports et les articles de presse prouvent le contraire, les dégâts sont de plus en plus grands et la drogue continue de tuer les jeunes!

Dans différents quartiers pauvres ou périphériques, depuis quelques années déjà, un phénomène s’y est installé et devient presque normal et habituel. Chaque soir des jeunes toxicomanes au portail des maisons ou au fond des ruelles prennent leur dose quotidienne en se piquant les bras ou les pieds. Ce scénario est le même que ce soit à Bir Chifa, Msallah, Bnimakada, Casabarata, Souani, Dradeb, l’ancienne médina…

La consommation des drogues dures touche tous les quartiers et toutes les couches sociales. C’est un phénomène devenu général et un problème auquel il faut faire face avec plus de responsabilité et de sévérité, sinon ce sont toutes les futures générations qui paieront le prix.

En effet, c’est dans ces quartiers que l’héroïne, de très mauvaise qualité, a explosé à partir de la fin des années 90. Le phénomène semble avoir été simultané dans plusieurs villes du Nord et a fini par toucher tous les quartiers. Les prix de ces drogues ont progressivement baissé, pour tomber à 35 dirhams la dose (très coupée, donc encore plus nocive).

Depuis les années 90, on assiste à une augmentation permanente du nombre de consommateurs dans les milieux populaires. Aujourd’hui, cela devient plus dangereux. On note que depuis le début de l’an 2000 le nombre des victimes qui en meurt est en hausse”, déclarent des membres de certaines associations qui luttent contre ce phénomène.

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