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Tanger: Ça crame entre le PJD et le RNI

La relation entre les deux partis est au bord de l’explosion.  A Tanger ou ailleurs rien ne va plus entre les deux partis politiques qui vont très certainement se disputer la première position durant des élections de 2021.

On se rappelle tous comment certains membres du parti de la colombe n’ont pas caché leur désaccord avec des associations qui avaient organisé, fin septembre, une rencontre pour débattre du rôle des grandes villes dans le processus de leur développement malgré les problèmes financiers qu’elles affrontent. Un bon sujet auquel l’ensemble des partis devaient être invités à animer. Sauf que sur les quatre intervenants, trois étaient des membres du PJD et le quatrième représentait le PAM. Le pire est que cette rencontre a été organisée à la Chambre de commerce et d’industrie, dont le bureau régional est présidé par Omar Moro,  le nouvel homme de confiance du patron du RNI, Akhannouch. 

Au Nord et tout spécialement à M’diq-Fnideq, le PJD a perdu cette année un autre siège au parlement après l’organisation des élections partielles et ne veut à aucun prix perdre Tanger durant les prochaines élections. Certaines sources présentent même Najib Boulif comme futur maire, pour séduire davantage les électeurs. Mais de nouveaux rebondissements devraient chambouler les calculs des frères de Bachir Abdellaoui.

En effet, de nombreuses sources dignes de foi indiquent que des éléments du PJD très influents au sein de l’électorat tangérois auraient pris la ferme décision de quitter le parti dans les prochains jours. Le pire c’est le choix de ces derniers qui est porté sur le RNI, le parti ennemi du PJD. Ces mêmes sources affirment que des élus (5 pour l’instant) ont effectivement décidé de quitter le PJD et se présenteront très certainement aux prochaines élections communales de 2021 sous les couleurs du RNI.

Ces membres font partie du clan très proche du maire Bachir Abdellaoui et leur départ simultané est une vraie catastrophe pour ce dernier puisqu’il compte énormément sur leur influence pour s’assurer un maximum de voix lors des futures élections. Or, si ces informations s’avèrent vraies, des milliers de personnes qui votaient jadis en faveur du PJD le feront automatiquement pour le RNI.

Et la grande catastrophe reste le très probable départ d’un président d’un arrondissement de la ville dont la notoriété n’est plus à discuter. Un vrai désastre attend le PJD qui ne cesse d’accumuler les malheurs et les malédictions, fruits de sa propre politique.

Dans son intervention relative à la déclaration de Abdelaziz Aftati, (PJD) qui avait qualifié Rachid Talbi Alami (RNI) de «menteur et imposteur», Aziz Akhennouch avait alors dit: “à partir d’aujourd’hui il n’est plus possible que le RNI se laisse prendre pour cible car les concitoyens ne comprendraient plus que nous encaissions autant de calomnies sans réagir et parce que les auteurs de ces attaques les portent avec tellement d’énergie et ne lésinent sur aucun moyen de propagande que ça en devient une obstruction à toute tentative de travail sérieux”. Les intentions sont désormais claires!.

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