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Scandale! Une nouvelle insulte à la mémoire de Tanger

Le quartier California a changé de nom, ainsi que toutes ses ruelles et ses axes. Il a suffit d’une décision prise par les autorités communales pour effacer un autre aspect important de l’histoire de Tanger et de son passé. 

La même décision a été également prise concernant plusieurs autres anciens quartiers de la ville. Iberia et Souk el bkar,  Sidi Boukhari, etc. Désormais ces quartiers sont devenus des « secteurs » dont les nouveaux noms sont Al Firdaous, par exemple, où certaines rues portent le nom de Hadaik Sakhriya ou Hadaik Mnara.

Pour la majorité absolue des Tangérois, cette initiative est une grande insulte à leur mémoire et à celle de leur ville natale.

Oui, les Tangérois se sentent gravement insultés par un bureau communal qui se débarrasse petit à petit du peu de choses qui existent encore rappelant le passé glorieux de cette ville. Son héritage et son époque d’or. 

En effet, après avoir été marginalisée durant plusieurs décennies et défigurée pendant de longues autres années grâce au silence complice des anciens bureaux communaux, Tanger est de nouveau victime d’un autre type de viol qui outrepasse toutes les logiques. Et l’actuel bureau communal n’est pas un témoin silencieux mais le principal auteur de cet abominable crime.

Inexpliquable, cette action qui vise l’anéantissement total de l’histoire de Tanger, ne date pas d’aujourd’hui. Elle est la suite logique d’une politique et d’une stratégie datant du début des années 80. On se rappelle tous comment plusieurs ruelles du centre-ville avaient eu une nouvelle nomination remplaçant une autre. La rue Velasquez (actuellement rue Khalid Ibn Al Oualid) est l’exemple le plus connu sur le boulevard Pasteur. Cette politique a pour but d’effacer l’histoire si riche de Tanger et la conspiration est en train d’atteindre ses objectifs sans que personne n’arrive à la stopper. Tanger n’est plus Tanger. Une autre ville la remplace. Et elle est de plus en plus désagréable à vivre, insupportable et monstrueuse. Les Tangérois,  quand ils voudront revivre leur vraie cité,  auront à revoir ses anciennes photos sur Facebook, ses vidéos des années 50, 60 et 70, ou encore relire les livres et romans qui l’ont rendue célèbre et éternelle.  Car dans la réalité,  très peu de souvenirs existent encore. Même les noms des rues ont changé. 

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