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Sapeurs-pompiers: Au secours d’un métier

La norme internationale en matière de la protection civile est d’assurer 1 sapeur pompier pour 700 habitants. Dans une ville comme Tanger, désormais métropole, ce nombre est loin d’être respecté.
Au Maroc, en 2004, le nombre total des membres du corps de la protection civile était de 5000 seulement déployés sur la totalité du territoire national. Cet effectif était très réduit par rapport aux missions attribuées. Tanger n’a jamais fait une exception dans ce sens, et les problèmes enregistrés concernant la faiblesse des interventions des sapeurs pompiers dans diverses actions, témoignent de cette faiblesse.
Tout récemment, la zone industrielle de Mghogha a inauguré  une caserne de sapeurs-pompiers, un poste de police et une infirmerie, situés à l’intérieur de la première Zone industrielle de Tanger. L’inauguration de cette caserne a été l’occasion de présenter ce qui est considéré sûrement comme l’un des plus importants projets de la ville. Pourtant, il s’agit d’un service qui devait exister depuis toujours.  Mais pour le concrétiser, il a fallu que l’intervention soit signée par le secteur privé en partenariat avec certaines administrations publiques. En effet, le projet a été réalisé par l’AZIT en partenariat avec la Wilaya de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, la Direction Générale de la Protection Civile, la Direction Générale de la Sûreté Nationale et la Délégation de la santé.
A Tanger, comme dans toutes les autres villes du Royaume, le problème des sapeurs pompiers se résume en deux points essentiels, à savoir le manque de ressources humaines et matérielles et celui des salaires très dérisoires. Faut-il rappeler que le domaine d’intervention de la protection civile est très large. Car, dès qu’une vie humaine, est menacée, les services des pompiers sont sollicités. Ils protègent aussi les biens des citoyens. Ils ont donc besoin de moyens et de personnel. Des besoins clairs que nul n’ignore.
Toutefois, depuis très longtemps, le gouvernement reste indifférent face à cette situation. Les années passent et les lois de Finances se succèdent sans que le budget attribué à ce corps ne connaisse une augmentation de nature à lui permettre de se mettre à niveau.
Malgré, ce manque de moyens, et de personnel, la protection civile fait comme elle peut et ses membres n’hésitent pas à braver le danger. Grâce à leur courage, des milliers de vies humaines sont annuellement sauvées. Leur travail, ils le font avec un dévouement remarquable et une grande abnégation.  Pourtant, ils sont les fonctionnaires de l’Etat les moins payés et leurs salaires, par rapport aux risques qu’ils encourent sont dérisoires.
Dans le cas de Tanger, le développement de la nouvelle métropole dépend également de celui de ce type d’institutions. Quand un feu ravage les forêts de la ville, le peu qui en reste encore, on va automatiquement critiquer la famille de la protection civile sans jamais faire l’effort de comprendre les conditions dans lesquelles ces braves hommes assurent leurs difficiles missions.
En conclusion, ce qu’il faut bien défendre c’est le fait que Tanger, dans sa nouvelle dimension, a besoin de plus d’une caserne de la protection civile, de plus de moyens humains et techniques pour bien protéger la vie des populations, leurs biens ainsi que le peu de zones forestières qui existent encore.

Abdeslam Reddam

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