Home / Gazette maritime / Recherche océanographique et halieutique: Un navire ‘Toyota’ pour le Maroc

Recherche océanographique et halieutique: Un navire ‘Toyota’ pour le Maroc

Le Groupe construira pour le Maroc un navire qui servira à mener des études conventionnelles dans le domaine halieutique et permettra d’enquêter sur les organismes et les milieux des fonds marins marocains.

La maison de commerce du groupe Toyota, Toyota Tsusho Corporation, supportée par sa filiale CFAO (Compagnie française de l’Afrique occidentale) se chargera de la construction d’un navire de recherche océanographique et halieutique pour le Maroc. Ce projet s’inscrit dans la continuité d’un contrat signé avec l’Institut national de recherche halieutique (INRH) du Maroc, subsidiaire du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts. Le budget prévu pour le projet est estimé à 420 millions de dirhams (environ 5 milliards de yens) fournis dans le cadre d’un accord de prêt d’APD (Aide publique au développement, signé par les gouvernements japonais et marocain en vertu des conditions particulières du partenariat économique (STEP). Le vaisseau dont la construction a été confiée à la société Mitsui E&S sera achevé en 2020 et livré au Maroc en 2021.

Ce projet est une première pour le groupe Toyota, engagé depuis de nombreuses années dans les secteurs de l’automobile, de la santé et autres au Maroc. La CFAO (Compagnie française de l’Afrique occidentale) est devenue une filiale à 100% de Toyota Tsusho en décembre 2016, à la suite de la création de la division Afrique de la maison de commerce japonaise en avril 2017. Un an plus tard, CFAO a créé la division Technologie et Énergie. Les deux sociétés ont ensuite entamé le développement à grande échelle de projets énergétiques et d’infrastructures, notamment dans les secteurs de l’électricité et des ports, non seulement au Maroc mais dans toute l’Afrique du Nord-Ouest, y compris la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun et d’autres pays francophones. 

Environ 170.000 personnes travaillent directement dans le secteur de la pêche au Maroc et près de 500.000 autres ressources y opèrent de manière indirecte. De plus, la position stratégique du pays fait du secteur une industrie d’exportation primordiale, dépassant l’automobile et le phosphore. D’ailleurs, les poulpes, calmars, thons et autres produits maritimes marocains sont exportés au Japon comme dans plusieurs pays. Cependant, depuis les années 2000, les captures sont devenues instables et la gestion à long terme des ressources marines est devenue un réel problème. En conséquence, il était nécessaire d’améliorer la recherche sur ces ressources. Le navire qui verra le jour sur le chantier naval Tamano propre à Mitsui E&S, servira à mener des études conventionnelles et permettra d’enquêter sur les organismes et les milieux des fonds marins marocains.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *