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Maroc-Espagne: Bonne nouvelle pour les exportations

Les exportations marocaines vers l’Espagne ont augmenté de 6,4% à fin juillet 2018 par rapport à une année auparavant, tandis que celles vers l’UE ont progressé de 6,7%, selon des données publiées par l’Office statistique de l’UE (Eurostat).

Durant les sept premiers mois 2018, les importations marocaines de biens d’origine espagnole ont enregistré une hausse de 7,8%, alors que celles de l’ensemble de l’UE ont bondi de 7,1%, précise Eurostat dans ses dernières données pour la période janvier-juillet 2018.

Par rapport à l’UE, le Maroc représente 0,4% de l’ensemble des importations et 0,5% des exportations totales.

Les importations espagnoles depuis le Maroc sont principalement composées du matériel électrique et des vêtements, tandis que le Maroc en importe essentiellement des carburants et des lubrifiants et des composants mécaniques.

En termes de parts de marché durant la même période, l’Espagne est le premier client du Maroc avec 41,2% du total des importations provenant du Royaume, relève la même source, ajoutant que la France maintient toujours la deuxième position avec 29,4% du total, suivie de l’Italie (6,4%), du Royaume-Uni (4,6%) et de l’Allemagne (4,4%). En outre, l’Espagne est également le premier fournisseur du Maroc avec 36,1% de l’ensemble des exportations communautaires vers le Maroc, suivie de la France (18,9%), de l’Allemagne (8,8%), de l’Italie (8,7%) et des Pays-Bas (4,9%).

Dans un entretien accordé au Matin, Ricardo Diez Hochleitner, ambassadeur d’Espagne au Maroc a déclaré que le développement constant des relations institutionnelles a aussi eu un impact sur le développement de nos relations économiques. «Je pense que le tissu des relations économiques que nous avons bâti entre le Maroc et l’Espagne explique la plus grande interdépendance qui s’est établie entre nos deux pays. La logique du voisinage souligne cette interdépendance qui est la conséquence naturelle de la complémentarité qui existe entre nos deux économies, et aussi de la synergie des efforts qui se produisent entre l’Espagne et le Maroc, pour tirer les meilleurs bénéfices possibles de la situation de nos deux pays dans un monde globalisé.

Dans le domaine économique, nous avons réussi à ce que l’Espagne soit devenue pour le Maroc son premier partenaire commercial, et que pour l’Espagne, le Maroc soit devenu notre deuxième partenaire commercial au niveau mondial en dehors de l’Union européenne, après les États-Unis. Nous sommes partis d’un volume d’échanges économiques aux alentours de 7 milliards d’euros en 2011 pour atteindre 14,3 milliards d’euros en 2017. Cela veut dire que nous avons été capables de doubler nos échanges en un peu plus de six ans. Mais à cela, il faut ajouter l’intensité de ce développement et son caractère symétrique et équilibré. L’intensité, parce que cette croissance s´est produite des deux côtés avec des augmentations à deux chiffres. Nous avons augmenté nos exportations en parallèle, et cette croissance a atteint un niveau particulièrement élevé : le Maroc exporte vers l’Espagne 41% de toutes ses exportations vers l’Union européenne. Et du côté espagnol, 31,6% de tout ce qu’exporte l’Union européenne vers le Maroc vient de l’Espagne».

Et d’ajouter que «L’importance de ces chiffres n’est pas seulement dans l’intensité des échanges, mais dans l’équilibre qui s’est produit grâce à l’insertion de nos deux économies dans les chaines globales de valeur, en particulier dans les domaines de l’automobile, du textile ou du câblage électrique. Nous sommes passés d’un déséquilibre assez important avec un taux de couverture commerciale de 170% en faveur de l’Espagne en 2012, à un taux de couverture commerciale actuellement d´environ 130%. Nous sommes donc passés de la concurrence et la symétrie à l’équilibre et la complémentarité.

En matière d’investissement, il est vrai qu’il n’y a pas beaucoup d’entreprises espagnoles installées au Maroc. L’Espagne est le troisième plus grand investisseur en termes de stock avec presque 4,4 milliards d’euros, mais il reste beaucoup à faire. Il y a des avancées qui sont constatées. Nous sommes présents dans la construction d’importantes plantes de dessalement à Agadir et à Al Hoceïma, un réseau important qui s’est établi de pompes à eaux à énergie photovoltaïque. Le Maroc est aussi de plus en plus pour l’Espagne une plateforme attrayante pour entrer en Afrique, comme le Maroc est aussi conscient des possibilités qu’offre l’Espagne pour entrer en Amérique latine ».

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