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Les grands flops du plan Azur

l’instar de la vision 2020, le plan Azur n’est pas parvenu à faire du Maroc une véritable destination balnéaire. Et pourtant, ce sont 15 milliards de dirhams qui ont été mobilisés à cet effet. Radioscopie d’un échec avéré.

Au lieu de 128.500 lits prévus dans cinq stations balnéaires incluses dans le plan Azur, on n’en compte aujourd’hui que quelques milliers.

Le rapport d’un comité d’experts fait ainsi remarquer que l’on est aujourd’hui à peine à 11.000 lits créés dans 17 hôtels lancés dans le cadre de cette stratégie dédiée au tourisme balnéaire.

Mais ce qui donne encore plus froid dans le dos, c’est qu’en 15 ans, ce sont pourtant 15 milliards de dirhams d’investissements qui ont été mobilisés sans que les résultats escomptés ne soient atteints. Cette importante enveloppe n’a en effet pas permis au Maroc de se positionner en véritable destination balnéaire. 

Et ce n’est certainement pas le succès relatif du complexe Mazagan qui efface l’échec de la station de Saidia, censée être une des locomotives du plan Azur. «Ni Mogador, ni Taghazout ne peuvent atténuer le constat», assure le même rapport.

Parmi les griefs énumérés par ce dernier, on notera le manque d’animations dans les stations en question. S’y ajoutent l’absence de gestion intégrée des services municipaux ainsi que le manque d’organisation de copropriétés performantes. En outre, les projets programmés dans le cadre du plan Azur sont pensés selon une logique de promotion immobilière à moyen terme sans pour autant qu’il n’y ait une immobilisation capitalistique à long terme dans l’hôtellerie ou une implication dans la gestion touristique des stations.

Et pour expliquer ces loupés, les révélations du rapport évoquent les mauvais choix en termes de localisation des stations prévues dans le cadre de ce plan, la sélection d’aménageurs inadéquats ou encore la définition d’un modèle de stations inappropriées pour une destination comme le Maroc. De même, les délais de réalisations ont souvent été trop longs et les fonds qu’elles ont nécessités trop élevés, sachant que les promoteurs immobiliers sont naturellement pressés pour réaliser des profits, à défaut ils s’essoufflent rapidement. 

Ce ne sont là que quelques exemples des lacunes qui entravent la réussite du plan Azur, mais qui sont sans doute suffisantes pour révéler l’échec de cette stratégie censée pourtant dynamiser le secteur touristique national.

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