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Les cafés de la honte: Quand le bordel s’installe au quartier Marshane

Les riverains du quartier Marchane souffrent le martyre depuis l’aménagement de l’espace qui abritait l’ancien stade et sa reconversion en espace vert. Depuis ce temps, tout a changé dans cet espace jadis calme. Ce sont surtout les habitants de la rue de Ghersat Ghannam, où se trouvent les tombes phéniciennes, qui souffrent le plus. Toutes ces petites ruelles donnant sur la falaise, mais aussi le grand espace vert, sont victimes d’un assaut insupportable de véhicules qui y trouvent un espace parking rendant infernale la vie des centaines d’habitants. Vu son importance historique et patrimoniale, cet espace, on le sait tous, est interdit à la circulation et pourtant les gardiens des voitures l’ont converti en parking, ainsi qu’une partie de la zone verte qui a remplacé le terrain du Marchane. 

A l’origine de cette nouvelle ‘Siba’, le nombre incroyable de personnes qui se donnent rendez-vous chaque nuit sur cet espace aménagé en ‘zone verte’, mais qui a été finalement convertie en terrasse de cafés et espaces parking. A l’origine de ce bordel, les cafés  y ont trouvé l’occasion pour élargir leurs terrasses à un point où il est devenu insupportable d’habiter dans cette zone. La nuit, on y consomme plus de joints de haschisch que de thé à la menthe.

Parmi ces cafés, le légendaire café Hanafta, connu pour ses fantastiques soirées d’Al–Ala, rassemblant les anciens grands amateurs de la musique andalouse, est en train de perdre de sa notoriété depuis la démolition de l’ancien terrain de foot. 

Du côté des autorités de la ville, ces dernières restent les mains croisées et ne réagissent pas pour limiter les dégâts causés par cette insupportable situation. Un silence total et incompréhensible et un laisser faire qui prouve que quelque chose va très mal du côté de la mairie, de la Wilaya et de la préfecture de la sûreté nationale. En effet, ces cafés restent ouverts très tard dans la nuit, des fois jusqu’à trois heures du matin, engendrant des bruits nuisibles, une insécurité totale chez les riverains sans que personne ne décide de réagir. Sur un espace aménagé dans le but d’inviter les jeunes à pratiquer du sport et à se détendre, désormais c’est la fumée des joints fumés par des centaines de jeunes jour et nuit qui pénètre dans toutes les maisons. Contacté par ce journal, un riverain assure qu’il cherche à vendre sa maison et aller vivre ailleurs que de continuer à souffrir de cette grave situation. «Alors que nous vivions dans un quartier connu pour son calme, nous sommes en train de souffrir de graves problèmes d’insécurité depuis le réaménagement de cette zone», indique-t-il.

Aujourd’hui, un an après le lancement de leur premier appel adressé aux autorités, les riverains du quartier Marshane récidivent et lancent encore un second appel de détresse. Ils veulent juste pouvoir retrouver le calme chez eux la nuit et ne plus sentir ces odeurs de haschisch.

La balle est désormais dans le camp des autorités de tutelle.

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