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Fortes pluies, rafales de vent, inondations… Pour minimiser les dégâts, c’est tout un système de gestion de la ville qui doit être repensé

Les intempéries et les fortes pluies accompagnées de fortes rafales de vent qui ont touché Tanger, mardi 30 octobre, ont pris ‘en otage’ plusieurs quartiers de la ville complètement noyés sous l’eau. Cette situation invite à la réflexion. Les autorités de la ville, à la Wilaya comme au niveau des communes, doivent revoir les méthodes visant à préparer la ville pour mieux affronter le pire.

Comme partout dans le monde les catastrophes naturelles se feront de plus en plus sentir.

Mardi dernier, sur la route de Rabat, souvent  théâtre de multiples accidents de la circulation, l’artère ressemblait à un grand fleuve. Les pluies diluviennes qui ont frappé la ville et sa région y ont provoqué un manque de visibilité à l’origine d’un grave accident de la circulation à Gzenaya, lorsqu’un poids lourd a percuté quatre personnes dont deux jeunes filles.

Les changements climatiques, conséquence directe du réchauffement de la terre auront des résultats de plus en plus graves sur l’ensemble des pays du monde entier. Au Maroc aussi. Les résultats de l’enquête du Giec sont trop graves pour ne pas les annoncer. Les conséquences du réchauffement climatique seront néfastes et catastrophiques pour la majorité des pays. Le Maroc n’est pas épargné et la région de Tanger non plus.

Ce scénario qui risque très fort de se réaliser durant les prochaines décennies, est à prendre en considération, mais très sérieusement. Même s’il paraît loin dans le temps.

Le Giec, organisme d’experts internationaux travaillant sur le climat, a lancé une alerte au sujet du réchauffement climatique dont les effets dévastateurs et irréversibles risquent d’arriver plus tôt que prévu. L’élévation du niveau de la mer, causée par la fonte des glaciers, menace la plupart des régions côtières dans le monde. Des villes entières peuvent être partiellement ou totalement submergées. Qu’en est-il du Nord du Maroc?

Les villes ou les régions qui seront presque totalement englouties sont: Martil, Fnideq, Mdiq. Les villes de Tanger, Larache, Al Hoceima, Nador et Saïdia, perdront une bonne partie de leurs quartiers. 

Scénario: Entre Assilah et Tanger, le niveau de l’océan augmentera pour couvrir à peu près la totalité de la route côtière. A proximité de la région de Had Gharbia et du barrage Ibn Batouta, la situation sera encore plus grave. L’eau s’approchera dangereusement de l’aéroport Ibn Battouta de Tanger. Ksar Sghir verra sa côte envahie par l’eau. La région de Benzou sera également touchée. Martil, Fnideq, Mdiq seront totalement envahis par la mer Méditerranée. Les 3 sites n’existent plus sur la carte.

Si ce scénario est prévu dans plus ou moins cent ans, les prochaines années ne seront pas faciles non plus à vivre. Et pour minimiser les dégâts, c’est tout un système de gestion de la ville qui doit être repensé.

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