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Conférences de presse à la Wilaya: Une habitude saine qu’il faut reprogrammer!

Très souvent, certaines autorités et administrations n’admettent pas qu’elles soient critiquées. Cela paraît logique quand ces dernières assument leurs responsabilités dans la transparence totale. Et qui dit transparence, dit une communication directe avec la presse et donc avec l’opinion publique.
Cela a été le cas durant les années passées, quand, le gouverneur de la ville (il n’y avait pas encore de Wilaya) invitait périodiquement les journalistes pour discuter des principaux dossiers de la ville. Cela se faisait bien, même si cette rencontre était annuelle, tenue une fois par an. Mais elle était intéressante, car elle était presque l’unique relation pour informer les populations de ce qui se passe dans leur ville. Tanger n’avait pas encore un programme de développement si ambitieux tel est le cas de la nouvelle métropole, et pourtant les responsables parlaient aux journalistes et les invitaient à passer leurs messages aux populations.
Actuellement, certains responsables expliquent que ces réunions sont difficiles à tenir à cause du nombre de plus en plus grand de journalistes. Il est vrai que le secteur a été envahi par des gens qui n’ont aucune maîtrise de cette profession, mais n’empêche, le secteur est en pleine opération de nettoyage et il ne reste que les médias les mieux structurés.
Au fond, c’est une belle habitude qui a juste disparu. Sans aucune raison, sinon celle toute simple de ne plus communiquer. Or, c’est là un grave problème, puisque ne pas communiquer laisse le terrain libre à la mauvaise information pour bien circuler. Les Fack News sont ainsi partout et sont devenues des informations ‘officielles’, dans l’absence de la bonne communication qui parvient de la source.
Renier à la presse son rôle essentiel d’informer le public n’a absolument aucune excuse, surtout dans une ville moderne et prospère où cohabitent Marocains et étrangers qui ont besoin d’être accompagnés à ce niveau. Ils ont le droit de savoir ce que font les dirigeants de la ville et ce qu’ils décident. Ce qu’ils projettent de faire et comment ils vont le faire. La liberté, c’est aussi celle d’être bien informé et non pas d’être le dernier à l’être.
Il serait donc plus logique qu’à la Wilaya comme partout ailleurs, dans les grandes institutions qui gèrent Tanger, de reprogrammer ces grandes conférences de presse.
Le Wali fera-t-il le premier pas pour donner l’exemple aux autres responsables de la ville? On verra bien sa réaction.

Abdeslam Reddam

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