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Conférence à El Minzah Hôtel: Enfin, les employés grévistes dévoilent la vérité Tous contre Sendi

Dans sa bataille avec ses ennemis plus féroces que lui, le scorpion s’auto-injecte son propre venin pour se donner la mort. C’est un peu dans cet esprit que l’affaire de la grève d’une petite minorité du personnel du Minzah est en train de se terminer. L’instigateur Sendi, qui a ruiné la vie de plusieurs autres personnels dans diverses usines et établissements, est directement mis en cause par ce personnel d’avoir causé la zizanie au sein de la famille du Minzah pour des raisons qui restent encore indéterminées. Cette affaire prendra très certainement une nouvelle allure, notamment devant la justice. Le personnel victime de Sendi ira jusqu’au bout pour défendre ses intérêts et cette fois-ci rien ne l’arrêtera.

Lahcen Essafi, secrétaire général démissionnaire du syndicat du PJD, a laissé trop claires les intentions qui ont été derrière cette opération. L’idée était de casser l’image de marque de l’établissement à n’importe quel prix, surtout que le Minzah passait par une étape cruciale, à la veille de sa fermeture pour des travaux visant à lui rendre son caractère de glamour et de grand luxe. En trempant le personnel, Sendi visait très certainement la réalisation d’objectifs propres que la direction lui avait certainement refusés auparavant. Il voulait lui forcer la main, de plus en plus fort et de manière scandaleuse. Il a finalement tout raté. La direction du Minzah Hotel avait bien préparé la fermeture de l’établissement pour entamer les travaux de réaménagement. Et le premier dossier ficelé était celui du personnel. Tout le monde a été payé, même les congés étaient payés à l’avance et parmi les employés certains ont même eu droit à des avances ou à des crédits. La direction de l’hôtel voulait se concentrer sur les travaux et n’a laissé aucun détail au hasard. Le tandem Mohamed Berrada et Aziz Cherkaoui avait misé sur leur savoir-faire pour qu’aucun problème ne vienne perturber l’opération des travaux. Il s’agit en effet d’un projet très sensible où il faut être très prudent. D’un côté, l’hôtel est un bâtiment déclaré patrimoine historique et en plus ce sont des centaines de millions de DH qui sont en jeu aussi. Prudents, Cherkaoui  et Berrada l’étaient, sauf qu’ils n’avaient jamais soupçonné que juste derrière les murs de l’hôtel Sendi opérait autrement en montant le personnel contre la direction.

Lahcen Essafi et deux femmes du personnel sont venus à la Villa de France pour participer à une conférence de presse où ils ont dit toute la vérité.  A cause de cette grève ‘illégale’ et surtout ‘inhumaine’, 53 personnes qui ont été influencées par Sendi pour mener la grève sont aujourd’hui sans emploi. 53 nouvelles familles victimes d’un responsable syndical qui n’a rien de responsable et qui met à chaque fois en danger l’avenir des gens pour atteindre ses propres objectifs. Lahcen Essafi assure que la majorité absolue des employés ne savaient même pas pourquoi ils menaient cette grève et qu’ils sont victimes des mensonges de Sendi. Même en se présentant devant le procureur général du Roi, ils n’avaient aucun motif légal pour déposer une plainte et leur demande a été logiquement rejetée par la justice. Au lieu de se sacrifier pour défendre positivement leurs intérêts, Sendi les a sacrifiés. Tout simplement. Désormais, ils sont fauchés et abandonnés. Ils ont perdu leur travail après plusieurs années et sans aucune raison logique. Finalement, c’est la conséquence finale de tous ceux qui ont suivi le chemin de Sendi sans y penser deux fois. Une fin tragique. C’est la raison pour laquelle, ce personnel aujourd’hui abandonné par cet irresponsable doit mener lui-même sa propre bataille pour éradiquer cette gangrène devenue une menace contre la stabilité sociale et économique de la main d’œuvre à Tanger.

Il y a plusieurs mois, La Dépêche avait signalé que la grève du personnel de l’hôtel El Minzah était totalement absurde, injustifiée et illégitime. 

Légalement la grève n’avait aucun fondement. Car il s’agit bien d’un abandon de poste. Le personnel du Minzah n’a même pas eu le réflexe d’informer la direction de l’hôtel de son intention de mener la grève.  Pire, ceux qui l’ont menée avaient une heure auparavant pointé leur présence à l’entrée de l’établissement comme ils le font chaque jour, pris leur petit déjeuner comme chaque matin et se sont réunis devant la porte d’entrée de l’hôtel,  sur la rue de la liberté où ils ont déclaré la grève. Dans la loi réglementant le droit de travail cela s’appelle un abandon de poste, purement et simplement.

La raison avancée par les délégués de ce personnel pour justifier la grève est le fait qu’ils n’ont pas été « consultés » par la direction de l’établissement et son propriétaire lors de la prise de décision relative à la fermeture de l’hôtel pour entamer le projet de rénovation. Très mal conseillés par le représentant syndical, ces grévistes avaient cru avoir le droit d’agir et de décider du sort de l’hôtel. Or, c’est uniquement avec les autorités locales, la Wilaya et le conseil communal en l’occurrence que ce projet a été discuté et programmé. De son côté et respectant le droit de son personnel à être informé, la direction du Minzah avait à plusieurs occasions tenu des réunions avec l’ensemble des employés durant lesquelles elle leur a garanti leurs droits économiques tout au long de la période que durera l’aménagement de l’hôtel. Respectant la décision du propriétaire de l’établissement, M. Auchi, la direction du Minzah n’a même pas utilisé l’option  du chômage technique lui donnant le droit de ne payer que 50% des  salaires. M. Auchi était clair concernant ce point pour que tout le personnel garde son salaire intact. Mieux encore. Des avances de 50% sur salaire ont été signés au profit de plusieurs employés au moment où une bonne partie parmi eux a remplacé d’autres employés de la Villa de France partis en vacances.

Mais sans nul doute la faute la plus grave commise par les délégués du personnel ayant abandonné le travail est le fait de ne pas répondre à la convocation de la direction du Minzah à une réunion pour revoir cette situation. Là aussi, ce refus donne tous les droits aux responsables de l’établissement d’agir dans le sens de protéger les intérêts de la société propriétaire du Minzah. Résultat: 53 employés ont perdu leur travail à cause de Sendi et de son syndicat PJD.

Abdeslam Reddam

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