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Addoha: L’habitat de la honte

Il était la solution pour résoudre la problématique de l’habitat économique et social et il est devenu un piège pour des centaines de familles marocaines. Des milliers même. Le groupe Addoha est – il impossible à contrôler? Le risque de l’effondrement des immeubles de son complexe « Ikhlas » (fidélité) construit il y a à peine quelques années à Tanger, remet de nouveau en question la qualité des nombreux projets édifiés par ce groupe dans la capitale du Nord comme au niveau de tout le Maroc.

Ce risque d’effondrement des immeubles du groupe Addoha représente aujourd’hui une grande menace pour la vie et la sécurité des familles qui ont fait confiance en cette société. Le pire c’est le fait que ces victimes ne trouvent aucun interlocuteur avec qui elles discuteront des effets et conséquences de ce problème.  Les responsables du groupe sont « intouchables » dans tous les sens du mot et à la mairie de Tanger, Mohamed Bachir Abdellaoui s’est limité à signer des documents invitant les locataires à vider les lieux. Le maire n’a pu donner aucune explication, ni établir un agenda prévoyant des solutions pour venir au secours des victimes. C’est comme si face à Addoha, il reste impuissant et n’a aucun pouvoir à exercer, ni à imposer.

Et face à ce mutisme, quel sort attend les victimes d’Addoha? Où vont – ils vivre et comment? Surtout que ce scandale, qui était prévu et attendu depuis longtemps, a lieu durant une période très spéciale,  à quelques jours du Ramadan.

Addoha est loin de prendre en considération cet intérêt social des habitants du complexe Ikhlass. Le groupe construit des immeubles à caractère économique et social répondant aux attentes d’une bonne partie des familles marocaines qui s’endettent lourdement pour se retrouver à la fin devant différents problèmes ruinant souvent leur vie. 

Aujourd’hui, ces victimes sont seules et abandonnées devant un fait à accomplir. Elles doivent quitter leurs appartements mais n’ont aucune solution en contrepartie, ni un compromis de la part de la société. 

Une autre parenthèse est à ouvrir concernant le contrôle effectué par les autorités responsables sur les chantiers d’Addoha. Qui les fait et comment se fait-il qu’un si grave problème ne soit pas remarqué au début?  Est ce que c’est parce qu’il s’agit de Addoha que personne n’ose effectuer réellement de contrôles? Les interrogations fusent de partout et restent sans réponses. En attendant, on se limite à vider les lieux et attendre.

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